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La lettre des impressionnistes n°17

LDI n°17 - mars 2009La LDI de mars 2009 est disponible en téléchargement ici.

EDITO
[…] Compte tenu de la période de crise que nous traversons et en tant qu’association loi 1901 nous avons jugé utile de vous parler, dans cet édito, de l’importance du monde associatif français, au travers de la reprise de certaines idées contenues dans un article de Laurent Samuel*.

Le monde associatif français est la première force collective du pays avec plus de 200 créations d’associations par jour et une confiance à plus de 80% de la population dans ses actions.

Avec près de 2 millions de salariés et plus de 180.000 structures employeurs pour un budget de 60 milliards d’euros, il représente une force économique supérieure à l’industrie automobile ou à l’agriculture. En créant en moyenne deux fois plus d’emplois que le reste de l’économie, 14 millions de bénévoles font vivre plus d’un million d’associations.
On peut rêver et croire que les circonstances actuelles de crise économique seront l’occasion d’une prise de conscience. Les récents développements peuvent servir de prélude à une réappropriation collective des objectifs et des moyens de la politique économique.

Reposant sur les valeurs humanistes de notre civilisation, l’esprit associatif propose un modèle alternatif, le « bottom-up ».

En permettant aux personnes de se regrouper pour conduire des actions collectives, la loi de 1901 donne à l’initiative militante et la réaction citoyenne un puissant outil de contre-pouvoir.

Dans de nombreux secteurs déjà (environnement, droits de l’homme, action sociale, aides à l’insertion), les organismes à but non lucratif — en France, les associations 1901 — conjuguent sur le terrain initiative collective et contrôle citoyen.

Face à la mondialisation et à l’irresponsabilité généralisée des experts et des politiques, les associations peuvent constituer un réel contre-pouvoir pour assurer la transparence et prévenir de nouveaux dérapages, voire (on peut rêver) accompagner une réforme en profondeur de notre modèle de développement.

Les associations de défense, celles qui se chargent de surveiller et de protéger les intérêts des personnes dans le domaine des droits fondamentaux, de la santé, de l’éducation, des libertés individuelles, sont rompues à l’action collective et à la surveillance citoyenne. Qu’elles défendent les intérêts des consommateurs ou protègent l’environnement contre les nuisances industrielles, des milliers d’associations citoyennes surveillent sur le terrain des activités des pouvoirs publics et des entreprises. Elles doivent s’emparer de toutes les questions fondamentales de notre société et pas seulement des causes urgentes ou humanitaires, pour informer les citoyens, de manière transparente et objective. Les associations de défense doivent renforcer leurs moyens de contrôle pour assurer la transparence des principaux choix politiques et industriels, en jouant le rôle de lanceurs d’alerte.

Le secteur associatif accueille également de nombreuses expérimentations en rapport avec la production et la circulation des richesses. Des associations sont impliquées dans le secteur marchand (Economie Sociale et Solidaire) et elles expérimentent avec succès depuis plusieurs dizaines d’années des modèles économiques alternatifs. A travers des structures juridiques adaptées et la recherche d’une gouvernance de qualité, les organismes à but non lucratif sont nombreux à proposer des façons de produire et de consommer plus respectueuses des besoins fondamentaux des êtres humains.

Le moment est peut-être venu de commencer à s’en inspirer… bonne lecture !

Le Bureau

* Laurent Samuel — http://Association1901.fr

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